Fait-il trop chaud pour travailler ?
Pfiou. Ça va pas recommencer ??
Bon, il ne fait pas encore 35°C. Mais clairement, à partir de +30°C, y’a plus trop de doute : oui, il fait trop chaud pour travailler. Même faire la sieste devant Roland Garros peut devenir une épreuve épuisante. C’est dire !
Si on en profitait pour poser plutôt un RTT ? Le truc, c’est qu’on a :
- d’un côté, 9 jours de RTT par an,
- de l’autre, 12 jours de canicule en France (moyenne sur les 10 dernières années, et qui ne cesse d’augmenter)
Bref, on va rapidement manquer de jours de congés… Alors comment travailler quand il fait trop chaud ? Et à quel point la chaleur impacte-t-elle vraiment notre productivité ?
Si vous n’êtes pas déjà en maillot de bain, prévoyez une tenue légère : car la Spoune du jour va faire monter la température 🥵
Notre Spounsor du jour : FEVE
Mieux que la pierre, la terre ?
Investir dans l’agriculture bio ? C’est loin d’être une utopie de doux rêveurs, grâce à FEVE. D’ici 4 ans, 50 % de nos agriculteurs seront à la retraite. Sauf que pour prendre la relève, la jeune génération doit racheter leurs fermes. Et ça coûte cher : 600 000 euros en moyenne... Grâce à FEVE, vous pouvez investir dans le foncier agricole, et soutenir à la fois la transition agroécologique et le passage de relais entre générations ! En plus ? FEVE dispose du Label Finansol et de l’agrément ESUS (qui permet de défiscaliser 25% des sommes investies) et ils vous offrent même 1% de parts supplémentaires avec le code promo SPOUNE26 ! Tout ça pour un ticket minimum de 500€ avec un rendement cible de 3 %*. L’investissement, c’est encore mieux avec les pieds sur terre !
* avant réduction d’IR.
Okay Spoune, j’ai déjà un coup de chaud rien que d’en parler…
Et qui dit coup de chaud, dit coup de mou… pour la productivité ! Avec l’augmentation globale des températures, plusieurs études ont cherché à mesurer le coût du chaud.
Allons-y sans détour : selon cette étude, un seul jour de canicule (température moyenne supérieur à 32°C) coûte à l’économie d’un pays l’équivalent d’un demi-journée de grève.
Bref, c’est quasiment comme si on arrêtait de bosser !
Pourquoi donc ? Une autre étude, de Stanford et Berkeley, nous donne la réponse. Ses auteurs ont comparé températures moyennes et évolution du PIB de 166 pays entre 1960 et 2010. Conclusion ? Plus la température monte, et moins on est efficace. La température optimale pour qu’un pays devienne riche serait ainsi de 13°C. Au-delà, selon une étude du MIT, la productivité diminue d’environ 1,5 % par degré supplémentaire…
Et ce qui est vrai pour les pays est aussi vrai pour les individus : plus un pays est chaud, et moins on est riche : quand la température annuelle moyenne augmente de 1°C, le revenu par tête baisse de 1 à 2%...
Okay Spoune, let’s go to the beach vivre de boulgour et d’eau fraîche !
D’eau fraîche ? Effectivement, au-delà de 27°C de température moyenne, c’est LE produit dont la consommation expose ! (pour info, entre 22 et 27°C, c’est le rosé et la bière #aperoooo).
Mais depuis la deuxième moitié du vingtième siècle, plusieurs pays ont réussi à se développer et à s’enrichir malgré des climats tropicaux.
Leur secret ? Il tient en deux lettres : A et C, pour air conditionné. Le meilleur exemple de ça, c’est Singapoure. Quand on demandait à Lee Kuan Yew (le “fondateur” du pays) ce qui a permis à son pays de multiplier son PIB par 100 (!!!) entre 1960 et 2011, voilà ce qu’il répondait :
“La clim’ a changé le cours de notre civilisation,
en permettant le développement économique sous les tropiques”.
Résultat : que ce soit en Asie ou aux Etats-Unis, presque tout le monde a la clim’. Alors qu’en Europe… c’est tout le contraire. Seulement 20 % des foyers (contre 90 % aux US) auraient la clim’, et 64 % des bureaux (contre quasiment 100 % aux US).
La raison est notamment architecturale. L’été, en plein cagnard, les grands immeubles de verre et de métal deviennent de véritables four… et quand, en juillet 1936, une canicule sans précédent s’abat sur le Midwest, elle fait des ravages… décidant les entreprises US à généraliser l’usage de la clim’.
Car jusqu’à présent, l’Europe a globalement choisi de faire sans la clim’. Mais la question qui se pose, c’est : pourra-t-elle continuer ?
Meuuh Spoune, un éventail et un ventilo’, et ça passe ! Non ?
Le recours à la clim’ pour compenser le réchauffement climatique, c’est un peu chercher à éteindre un incendie avec un bidon d’huile : c’est un serpent qui se mord la queue. Évidemment : brûler du pétrole pour se refroidir, c’est contribuer à réchauffer encore plus la planète…
Traditionnellement, les pays européens ont utilisé plusieurs techniques pour essayer de lutter contre la chaleur. Comme par exemple :
- les murs blancs pour repousser le rayonnement solaire
- les coursives et les patios pour créer des courants d’air
- l’arborisation pour garder l’humidité et créer de l’ombre – et diminuer jusqu’à 7°C la température au sol.
Pendant longtemps, ça a suffi. Mais ces dernières années, les épisodes caniculaires se multiplient. Ils sont à la fois plus chauds ET plus fréquents, comme le montre ce graph de l’Ademe :

Nombre de jours de vague de chaleur cumulés par an
Et désormais, les techniques traditionnelles ne suffisent plus. L’Europe adopte de nouvelles mesures :
- interdiction pure et simple des clims – comme à Genève les clim’ ne sont autorisées que sur prescription médicale.
- adaptation des horaires de travail – comme en Espagne où les travailleurs en extérieur n’ont plus le droit de travailler en milieu de journée : ils doivent commencer plus tôt et finir plus tard.
Même les politiques s’emparent du sujet entre Marine Le Pen (RN) qui réclame un “grand plan clim’’ (spoiler : bad idea) au nom d’un “droit à la fraîcheur”, et Marine Tondelier (EELV) qui envisage un congé climatique, inspiré justement de l’Espagne.
Alors, peut-être qu’après-tout, le XXIème siècle sera le siècle de la siesta ??
CONCLUSION
C’est chaud ! Très chaud, même. D’un côté, la hausse de températures ne donne pas envie de bosser. De l’autre, elle ne montre que, plus que jamais, il y a du boulot pour réduire notre impact et inventer des dispositifs qui permettent de s’adapter à un monde qui change.
Dans tous les cas ? Il y a pas mal de gouttes de sueur en perspective 🥵 …
Notre reco du jour : La cours des grands
Le club dont tout le monde peut faire partie
Avant, ça se passait dans les Gentleman’s club britannique, les bureaux des PDG ou sur les greens de golf. Quoi donc ? Le partage d’infos stratégiques pour mieux comprendre le monde du business. Good news ! Aujourd’hui, il y a bien plus simple : La Cour des Grands. Tous les matins à 6h30, vous recevez l’essentiel de l’actualité business & tech, à lire en 5 minutes sur votre boîte mail. Pour comprendre le monde qui nous entoure, briller en réu, mais surtout pour prendre de meilleures décisions ! Pour s’inscrire, c’est là.


.png)




